Gloria



« My mother did not want to believe it. She just kind of put it on the back burner and didn’t want to talk about it. »

Gloria works in the health clinic at Long Plain First Nation at and is a wife and mother.

She was diagnosed with breast cancer at the age of 58.

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English Transcript

Interview Transcript: Gloria

Gloria works in the health clinic at Long Plain First Nation at and is a wife and mother. Location: Long Plain First Nation in Manitoba.

Type of cancer: Breast Cancer Year of diagnosis: 2008 Age at diagnosis: 58 Treatment: Lumpectomy, Chemotherapy and Radiation. Date of interview: February 2010

My name is Gloria Westcoup. I’m from Long Plain First Nation in Manitoba. I’m sixty years of age and I was diagnosed with breast cancer in 2008. I’m about six weeks away from my final treatment and hopefully everything will be fine.

Diagnosis I decided to go for a mammogram that I’d been ignoring for a number of years. And all of a sudden I said, « Well, maybe it’s time. » And sure enough, I went. I guess they’d been trying to get a hold of me for a few months. I don’t know; I was either gone or not at home anyways. And then when they finally got a hold of me. They kind of gave me a little bit of heck because they’d been needing to get a hold of me and they wanted me to come into Winnipeg to get more tests. And then I met with the surgeon and they told me. He told me that I had breast cancer. So, then my husband happened to be with me that time and we were both, I think, devastated. But he was my rock. He’s been my rock through the whole thing so that was good.

Sharing the news

Some people dealt with it fine but other people, like my mother, did not want to believe it. She just kind of put it on the back burner and didn’t want to talk about it. My sisters were OK and everybody else I spoke with was OK. But my mother just, I don’t know, she was in denial I guess. This was not happening to her daughter. But she sees I’m OK today. She still doesn’t talk about it. She knows what I’ve been through.

Travel I had my first chemo in Winnipeg and then I had the following chemos here at the Portage [District General] Hospital. And then the radiation was the worst because I was back and forth to Winnipeg for 20 treatments and it’s Monday to Friday every day. You’re in there and home and that’s like two hours there and two hours back. And that was the worst part because I couldn’t rest. I was always on the road it seemed and then I’d get home and go to bed because I was so beat. And my poor husband, he had nobody to cook for him. So my poor daughter was coming over and cooking. But anyway, we survived.

Losing my hair That’s the part that didn’t happen until about a month into it or maybe even more; probably about six weeks. And I was starting to think, « Oh, maybe I’m one of the lucky ones. I’m not going to lose my hair. » And then all of a sudden one day, I was in the shower and I was washing my hair. I pulled my hand away and it was full of hair. And I thought; « Now it’s starting. » Within a week it was gone. That was really difficult for me. I couldn’t handle being bald. So Cancer Care did provide wigs but they’re not good wigs. So my husband took me to the Bay and bought me a wig. And I was OK. I wore a lot of hats and scarves in the beginning. I wore my wig when I was out. But when I was at home I wore a baseball cap.

Out of the house I was ready, when I was doing radiation, to go back to work because the radiation to me wasn’t really all that [bad]. It was tiring but it wasn’t hurting me, not like chemo. So I was ready to go back. I’m out of the house now and not sitting in the house looking at four walls and wondering what I’m going to do today when there wasn’t a whole lot I could do anyways because I wasn’t allowed to. But I just wanted to get out and be back in the land of the living.

Reflections I didn’t know how to deal with it in the beginning. Like I said, my husband was my rock. He sort of talked me through it and said we’re going to get through this. And now we seem to be on the home stretch. I hope. I’ve still got a couple more treatments to go and then I’ll be done and hopefully they’ll have a good prognosis for me. I think it’s given me a more positive outlook on life. I don’t dwell as much on things that I can’t change anymore. I just sort of go day to day. And I’m just happy to be here every day sort of thing: that they were able to find this and that I can go on, that I do have the ability to go on. I try to put it at the back of my mind but it comes up every once and awhile and I just hope that things are going to turn out OK. But as far as I’m concerned, it’s gone.

End of Transcript

Transcription française

Transcription de l’entrevue: Gloria

Gloria travaille à la clinique de santé de la Première nation de Long Plain. Elle est mariée et mère de famille. Endroit : Première nation de Long Plain (Manitoba)

Type de cancer : cancer du sein Année au moment du diagnostic : 2008 Âge au moment du diagnostic : 58 ans Traitement : tumorectomie, chimiothérapie et radiothérapie Date de l’entrevue : février 2010

Je m’appelle Gloria Westcoup. J’habite la Première nation de Long Plain au Manitoba. J’ai soixante ans, et j’ai appris que j’avais un cancer du sein en 2008. Je devrais finir mes traitements dans environ six semaines, et avec un peu de chance tout ira bien.

Le diagnostic J’ai décidé d’aller passer une mammographie, ce que je négligeais de faire depuis des années. Je me suis soudainement dit que le moment était peut-être arrivé, et j’y suis allée. Je ne sais pas si j’étais en voyage ou à l’extérieur de la maison, mais je présume qu’ils ont essayé de me contacter pendant quelques mois, parce que, lorsqu’ils ont finalement été capables de me rejoindre, ils m’ont un peu secouée. Ils voulaient que je me rende immédiatement à Winnipeg pour aller passer d’autres tests. Plus tard, j’ai rencontré le chirurgien qui m’a annoncé la nouvelle. Il m’a dit que j’avais un cancer du sein. Mon mari était alors avec moi, et je crois que nous étions tous les deux complètement bouleversés. Mais c’est mon point d’ancrage. Il a été mon point d’ancrage tout au long de cette expérience, ce qui est une bonne chose.

Partager la nouvelle Certaines personnes l’ont bien accepté. D’autres, comme ma mère, ne voulaient tout simplement pas y croire. En quelque sorte, c’est comme si ma mère avait mis ce que je lui avais annoncé en veilleuse. Elle a refusé d’en parler. Mes soeurs ont accepté la situation, tout comme les autres personnes à qui j’en ai parlé. Mais, dans le cas de ma mère, je ne sais pas vraiment, je présume que c’est un peu comme si elle avait refusé d’accepter la réalité. Elle ne pouvait pas accepter que cette chose arrive à sa fille. Elle sait toutefois que je vais bien maintenant. Elle refuse toujours d’en parler. Par contre, elle sait ce que j’ai vécu.

Les déplacements J’ai commencé la chimiothérapie à Winnipeg et j’ai eu mes traitements de suivi au Portage District General Hospital. Le plus difficile a été la radiothérapie, parce que j’ai été obligée de faire l’aller-retour jusqu’à Winnipeg tous les jours, du lundi au vendredi, pendant 20 jours. Il fallait prévoir deux heures pour s’y rendre et deux heures pour revenir. J’ai trouvé cette période particulièrement difficile parce que je ne pouvais pas me reposer. J’avais l’impression d’être constamment sur la route, et j’allais me coucher dès que j’arrivais à la maison, parce que j’étais fatiguée. Il n’y avait personne pour préparer les repas de mon pauvre mari. Ma fille a donc été obligée de venir cuisiner pour lui. Nous avons toutefois tous survécu à ces épreuves.

La perte de mes cheveux Ce n’est arrivé qu’un mois, ou peut-être même plus – probablement six semaines – après le début de mes traitements. Je commençais à me demander si j’étais l’une de ces quelques chanceuses qui ne perdent pas leurs cheveux. Puis, soudainement, alors que je prenais une douche et que je me lavais les cheveux, une pleine poignée de cheveux m’est restée dans la main. Je me suis dit que ça commençait. Une semaine plus tard, j’avais perdu tous mes cheveux. C’est une expérience que j’ai trouvée particulièrement éprouvante. Je ne pouvais pas accepter le fait d’être chauve. Action cancer m’a donné une perruque, mais elle n’était pas de très bonne qualité. Mon mari m’a amené à La Baie et m’a acheté une perruque. Ça allait. Au début, je portais surtout des chapeaux et des foulards. Je portais ma perruque lorsque je sortais. Cependant, lorsque j’étais à la maison, je portais une casquette de baseball.

Sortir de la maison J’étais prête à retourner au travail après avoir commencé la radiothérapie, parce que ce n’était pas si mal. C’était épuisant, mais ce n’était pas douloureux – contrairement à la chimiothérapie. J’étais donc prête à retourner travailler. Maintenant, je ne suis plus à la maison et je n’ai plus l’impression d’être enfermée entre quatre murs à me demander constamment ce que je vais faire de ma journée, bien que je n’aie pas été en mesure d’accomplir bien des tâches ou que je n’aie pas eu la permission de les accomplir. Je voulais tout simplement sortir de la maison et recommencer à avoir une vie.

Réflexions Au début, je ne savais pas vraiment comment j’allais composer avec tout ce qui m’arrivait. Comme je vous l’ai dit, mon mari a été mon point d’ancrage. Il me parlait pour me rassurer et me rappelait que nous allions nous en sortir. Nous en sommes maintenant à l’étape finale. Du moins, je l’espère. Il me reste encore quelques séances de traitement et ce sera fini. J’espère que le pronostic sera alors favorable. Je crois que j’envisage maintenant la vie de manière plus positive. Je ne m’en fais plus autant qu’avant au sujet des choses que je ne peux pas changer. Je prends les choses au jour le jour. Je suis simplement heureuse d’être toujours ici. Je me réjouis de savoir qu’ils ont été capables de découvrir le problème à temps et que les choses peuvent maintenant reprendre leur cours normal. J’essaie de ne plus y penser, mais ça refait parfois surface. J’espère que les choses iront bien. Mais en ce qui me concerne, c’est parti.

Fin de l’entrevue

Dernière mise à jour : 31 octobre 2011